Vendredi 30 octobre 2009

 

J’avais rendez vous aux aurores avec une immaculée Italienne de 39ans, et son driver de quelques années son cadet. Une fois les présentations faites, confortablement lové dans ses fauteuil au cuir patiné, GO EAST, non sans avoir fait une escale hallucinatoire Porte Maillot où nous attendait une troupe plein d’entrain. Une E lightweight replica volait la vedette à une Bentley prewar qui éclipsait-elle même big healey, Lotus et Ginetta. Ces apparitions partirent en furie, suivie par une gracile MV Agusta, impatients d’aller limer le bitume des Ecuyers. Sur un filet de gaz nous rattraperons le courageux et rafraichi équipage de la belle XI qui volait sur l’autoroute en véritable ORNI.



 

Après un agréable détour par les petites routes champenoises, nous fûmes assaillis par une vision rêvées sitôt l’entrée du circuit franchie, s’ajoutaient à nos compagnons de route des 35, des 51, des 275GTB, des Seven, Elva, Allard, XK, AC Bristol ou Cobra (au choix), monoplace Lotus, Racer, Lotus 9, MG Prewar à compresseur et bien d’autres, en somme un  plateau d’une qualité, d’un éclectisme fou, le tout emmené par un  aréopage de références.

 






Cessons la contemplation béate, l’action est sur la piste déjà prise d’assaut, certains sont prudents sur l’asphalte humide, d’autres s’en donnent à cœur joie, attaquant le couteau entre les dents, notamment les E rouges. Chacun attend avec impatience son tour de manège, le choix est vaste, les sourires sont sur tous les visages.

 

Il est midi, heure de la pause, prétexte à une ballade dans la campagne champenoise jusqu’au château médiéval qui accueillera nos agapes. Je troque la confortable italienne contre le rudimentaire baquet passager de la Ginetta. L’espace est compté, une Seven paraitrait presque spacieuse. La préparation du moteur le rend un peu brutal, exprimant sa seule envie, grimper dans les tours.




 

Les plus jeunes restent sur l’herbe tandis que les plus anciennes pénètrent au sein de l’enceinte fortifiée. Le déjeuner passe vite et nous voici déjà de retour sur l’asphalte, l’occasion pour certains de vivre leur plus grande expérience automobile, voire plus grande expérience tout court en passager du pape de la Bugatti au volant de sa 35.

 

Les pilotes prennent confiance et haussent le rythme, quelques figures improvisées viennent récompenser les plus généreux. L’après midi coule paisiblement au son des chevaux lâchés sur la piste. Mon compère fera quelques tours à vive allure dans une affutée Exige S1, ce qui lui permettra d’admirer de très prés les glissades maitrisés des Bugattistes. La nuit approche, les fauves achèvent leurs ultimes tours, place maintenant à un apéro venu du nord, blonde, brune, ambrée, le choix est large, de toutes les façons nous les gouterons toutes.




 

Sonne alors l’heure du dîner de gala, là encore l’éclectisme règne en maitre, du smoking au blue jeans. Nos hôtes eux n’auront su choisir, comme des garçons, c’est tenue de soirée sur jean basket. L’entrée en matière est vraiment chouette & mambon et nous prépare au joyeux festin. Forcement on parle beaucoup autos, virages & dérapages. On disserte sur les qualités de tel spécialiste puis on digresse les nectars aidant, le tout dans une ambiance potache des plus agréable.

Au tour des récompenses, best of show décerné à la splendide Lotus IX, mention spéciale aux pannes d’essence et un souvenir pour chaque table, pourquoi n’ai-je donc pas de remorque pour utiliser ces jolis feux ?

 

A mesure que les cigares sortent de leurs étuis, la piste de dance s’offres aux noceurs.

Tels de virils cendrillons nous devons regagner la capitale avant l’aube avec notre carrosse italien, laissant la soirée s’achever pour les heureux qui resteront sur place. Je m’endormis dès les roues posées sur l’A4 pour me réveiller rue de Courcelles. Merci à mon pilote !



 

Rendez vous est déjà pris pour la prochaine édition de ce fantastique Jour d’Automne, avec cette fois une auto pour aller sur la piste et un lit pour rester sur place.

Mercredi 28 octobre 2009
Jeudi 22 octobre 2009
Les Ecuyers à l'horizon

Lundi 19 octobre 2009
Quelle est donc cette auto furtivement capturée dans la nuit parisienne ?
Vers quelles aventures menera-t-elle ses occpupants?


Mardi 13 octobre 2009
Bientôt des nouvelles de notre envoyé spécial qui a parcouru les allées de ce salon où R20 en état concours cotoient des TR3...


Une TR3 c'est beau dans une couleur vive et avec des jantes tôles, cela nous change des BRG roues fils
Lundi 21 septembre 2009

la suite des aventures de la restauration du baby 850 qui deviendra "sport"



Depuis sa sortie de carrosserie le temps a passé. Le climat est devenu plus propice et la motivation revenant  j’ai entamé le remontage du baby ! Autant le dépouillement d’une auto est très rapide, autant son remontage s’avère 10 à 15 fois plus long…

 

Il a fallu dans un premier temps nettoyer tout les pièces d’accastillage (cendrier, baguettes de portes, chromes intérieurs, coulisseau de vitres, vitres…) qui avait été repeintes "à l’arrache" en jaune avec le reste de la carrosserie par le précédent propriétaire… En parallèle j'ai passé commande des pièces rares, et je me suis rendu sur dfifférents autojumble en Angleterre pour denicher les pièces réputées introuvables telles le rétroviseur intérieur ou encore le support de plaque d’immatriculation avant, les poussoirs de vitre, les poignées de portes courtes, le badge arrière,  etc. etc.…

 

Les panneaux de porte, l’entourage du tableau de bord, la moquette, la sellerie de banquette, la plage arrière et le ciel de toit ont logiquement été commandés chez Newton Commercial. Hormis la sellerie j’avais beau disposer des panneaux originels ainsi que de la moquette d’origine, ils étaient totalement jaunis et donc  inutilisables.   

Après une longue attente j’ai fini par réceptionner les beaux panneaux en « grey fleck » ainsi que la moquette « Deluxe » (non moulée) et la sellerie de banquette de couleur « spanish red / grey fleck » d’origine avec  son passe poil blanc, spécifiquement refaite en quelques semaines pour ce modèle. La plage arrière est également « spanish red » d’origine. Il a été nécessaire de  commander l’assise spécifique à ce modèle ainsi que le dossier de banquette, standard en ce qui concerne ce dernier. 


 

1ère opération : réfection et montage du ciel de toit, pas trop compliqué mais pas si simple à aligner parfaitement (voir totalement impossible...).

 

Autre opération qui parait à tort simple : le remontage de la calandre, de la moustache et des phares. Il faut bien faire attention à aligner toutes ces pièces afin de ne pas dévisager la voiture et de ne pas éclairer le ciel…

 

Ca n’a pas l’air comme ça mais la pose des panneaux de portes et des panneaux de bac arrière fut relativement fastidieuse, et cela d’autant plus qu’il a fallu les doubler avec de la thibaude, question d’isolation phonique bien sûr. Les couvre passage de roue ont dû être retaillés et collés au néoprène avec la plus grande méticulosité afin d’obtenir un résultat convenable. Ont suivi le montage des cordes de portes, serrures et poignées de porte. Le montage des joints de vitre fût un grand moment de bravoure…puis il fallu poser les vitres coulissantes, un travail assez pénible du reste et  je dois remercier ici Jean-Noël qui m’a donné un sacré coup de main (et de perceuse) dans cette opération.   



 

L’opération montage de moquette ne fut pas de tout repos, notamment pour passer les parties se trouvant derrière le pédalier et pour lesquelles je dû…Démonter le chauffage ( !). Il a bien évidemment fallu retailler moquette en plusieurs endroits, sinon cela eut été trop facile, et donc percer les trous aux bons emplacements  pour le levier de vitesse et le démarreur au plancher et surtout éviter de se tromper dans les mesures ! 

 

La sellerie de banquette a été confiée à mon sellier Claude qui a effectué un beau travail afin d’aligner parfaitement dossier et banquette, le tout avec un minimum de plis, pas facile avec la matière livrée par Newton !

 


Le tableau de bord a ensuite été rhabillé avec son habillage grey fleck et le volant bakélite d’origine usé jusqu’à la corde a été remplacé par un modèle du même type avec une belle patine, trouvé par Julien dans une bourse, ce même Julien ayant également trouvé un rare badge avant d’origine en parfait état, milles merci !     


Après tout cela il ne reste plus que quelques opérations à réaliser :

 

Montage des jauges auxiliaires de température d’eau, d’huile, pression d’huile, ampèremètre et  compte tour  et changement de la petite console métallique centrale.

Montage d’un train avant de Cooper 1000 avec disques, le système d’origine se contentant de « ralentir » l’auto, il ne s’agirait pas de la mettre dans un arbre dès le premier rallye !

Achat et montage des pneus 145/10 sur les jantes de Cooper S en 3,5 pouces 

Montage d’un trip master

Retour chez le carrossier pour remédier à un mauvais alignement de la malle arrière

 

Lundi 27 juillet 2009
Jeudi 16 juillet 2009

Samedi matin 7h, nous délaissons un Paris en plein préparatif d’un week-end musical, pour aller s’enivrer des bpm de coupleux V8 ou de rageurs doubles arbres.

Après de longs kilomètres parcourus sur les rubans d’autoroute de l’A6, nous gagnerons Prenois grâce à un nouvel itinéraire passant notamment par Semur en Auxois et Pouillenay, trajet fait de routes désertes, de virages boisés et de villages moyenâgeux. Sur ce terrain de jeu idéal pour Elan, mini ou A110, les chevaux se libèrent faisant démonstration de leur vigueur.



 

En route nous nous arrêtons juste afin de nous assurer de quoi nous sustenter. Les plus belles courses du week-end n’auront certainement pas lieu sur l’asphalte dijonnais, mais dans les rayons d’un maxi-market Costalorien. Une organisation quasi militaire nous conduit à prendre tout ce qu’il faut, en quantités largement suffisantes et pour une fois pas excessives, avec en guise de graal, du jus de pomme bio et des brochettes fraiches en provenance de la boucherie !



 

En pénétrant dans l’enceinte de Prenois, la densité du parking multimarque sis à l’entrée nous laisse espérer des espaces clubs remplis. Or comme c’est devenu une habitude, la verte prairie dijonnaise s’avère bien disponible.

Nous nous parquons non sans mal sur la parcelle escarpée qui nous est dédiée. Si les absents avaient été présents, nous aurions été à l’étroit ou contraints d’évoluer penchés, ce qui aurait pu s’avérer fâcheux en fin de journée. Nos festivités démarrent tandis que la piste est étonnement muette. Le jaune est à l’honneur alors que nos fières brochettes grillent. Un, deux, trois, les verres s’enchainent à mesure des tentatives du frêle barbecue à venir à bout de nos généreuses victuailles.


 


Repus, directions les paddocks pour vérifier si les prédictions pessimistes s’avèrent exactes. En chemin je ne peux m’empêcher de noter le nombre toujours croissant d’autos pas vraiment anciennes exposées dans le cadre des clubs alors que nous sommes justement là pour le célébrer, les anciennes. C’est étrange d’endosser le rôle de procureur du vintage alors que nous nous sommes faits parfois reprocher, non sans ressentiment, la jeunesse de nos autos des sixties, notamment par des cyclecaristes chevronnés. Mais là, si peu d’années séparent ces autos de 2009…

Les paddocks, une fois n’est pas coutume, parlent batave. Des autos de qualité se reposent sous les tentes ou s’offrent aux mains des mécaniciens, mais leur nombre parait moins important que les années précédentes. Nous échangeâmes avec des concurrents de notre connaissance qui se plaignaient entre autres de plateaux non homogènes du au faible nombre d’engagés. Mon coup de cœur du week-end est assez convenu, il s’agit d’un duo de 100/4, l’une noire et coursifiée (et concourant), l’autre primerose yellow à la forte patine exercée par les affres du temps. Décidément j’adore cette auto !



 

Cette première reconnaissance achevée, retour dans notre hospitalier espace pour vivre le drame de ce week-end. Notre prairie escarpée fit payer un lourd tribut à l’intégrité d’une des belles de notre assemblée. Alors que David vaquait dans son auto, la vitesse enclenchée sauta, entrainant la belle et verte S1 vers une rencontre non désirée avec une remorque quelques mètres plus bas. L’accroc au pare-choc et la veilleuse brisée déclenchèrent la fureur de son pilote, furie qui fut telle qu’elle glaça les badauds alentours. Cet éclat eut au moins le mérite de poser l’homme et d’étiqueter le groupe associé, cela évite par la suite que l’on vienne nous ennuyer.

 

Il est 17h et la troupe n’est toujours pas complète, Martine & Alain dont la Morgan facétieuse  ne veut pas gagner Prenois manquent à l’appel. Après moult péripéties ils finissent par nous rejoindre sous les hourras de la foule. En moins de 10 secondes, David s’est jeté dans l’auto pour voir de quoi il en retourne. 1h sera suffisante pour que notre maitre ès intervention vienne à bout de la panne.



 

Tout est réglé, les plateaux s’achèvent par une course assez particulière où deux barquettes Can Am tournent autour d’autos pourtant mobiles, réduites au rôle de chicanes parmi elles des 911 et de Seven…. Assez spécial, isn’t ? tout comme l’Escort qui le lendemain matin klaxonnera un temps derrière une Corvette 7l pourtant affutée et qui prit un tour à des congénères en moins de 4 tours…

 

L’heure du dîner approche, la mise en bouche communément appelée apéro n’ayant pour être honnête pas cessé de l’après midi. La fraicheur s’installe sur notre campement nous incitant à solidement nous restaurer. Le barbecue officie efficacement face à de graciles saucisses. En guise de dessert, un peu de fruit, du jus de  pomme  accompagne une vodka qui connait un fort succès, sans doute à cause de la qualité de la pomme bio. La nuit tombe alors que le froid s’affirme aux rythmes des guitares d’AC/DC qui ont envahi depuis le Van la pelouse de Prenois après celle du Stade de France. A nous maintenant blousons et duvets, réunis autour d’un beau feu de camp tels de jeunes scouts en goguette, la qualité des débats en plus.



 

Le réveil est toujours aussi peu agréable et ce n’est qu’après moult cafés et croissants apportés par Martine & Alain (attention, c’est maintenant une tradition à laquelle vous ne saurez déroger)  que les esprits se font plus clairs et s’apprêtent à accepter les stridents hurlements des moteurs. Là, s’arrête pour moi le week-end, je dois déjà rentrer et abandonner mes condisciples dans la prairie dijonnaise. Je file par l’autoroute à la suite de la Porsche qui à la faveur de sa jeunesse s’éloigne rapidement de ma vue. La route est longue et monotone sans Soap, mon habituel compagnon d’infortune autoroutière du dimanche.

Vendredi 26 juin 2009
En attendant un récit de notre périple Costalorien, voici quelques photos illustrant les autos marquantes croisées dans les paddocks de Prenois










Mercredi 24 juin 2009

De la vallée de Chevreuse aux départementales de Touraine.....

 

Le mois de mai a cette année été prolifique en week-end prolongés, Martine et Alain en ont profité de celui du 21 mai pour réaffirmer leurs talents d’organisateurs et de bons vivants à l’occasion de leur désormais traditionnel  Rallye des Amis.   


 


Ce charmant périple était originellement destiné à initier les amis aux joies de la navigation en catégorie « expert » ou « tourisme ». Les années ont passé et force est de constater que les impétrants sont tous devenus aujourd’hui des experts confirmés !

 

On note d’ailleurs parmi les forces en présence plusieurs organisateurs de rallye qui président aux destinées d’épreuves de renom tel le Jean d’Arc ou la balade Vosgienne, excusez du peu…Vous aurez donc compris que le niveau était très relevé et la lutte pour les premières places fut particulièrement âpre !

 

C’est ainsi que nous prîmes la route le jeudi  soir pour un gargantuesque festin d’ouverture chez nos organisateurs d’amis, prélude au départ du lendemain matin en vallée  de Chevreuse à …7H30 (dur dur) !   13 équipages étaient au rendez-vous: Alpine A110 1600 S, plusieurs Porsche 911, MGA, BMW 2002, Midget, Lotus Elan et autres Mercedes. Me concernant j’eu le plaisir de former un team de « Julien » dans l’infatigable et toujours aussi belle Morris Cooper 1000 millésime 67.



 

Comme à l’habitude les routes de la vallée de Chevreuse sont superbes et le road book est sans faille, le tout avec un système plutôt original de « pinces »  à relever sur l’ensemble du parcours.  La première journée fut clôturée par un nouveau festin. Après une courte nuit nous reprîmes la route pour un agréable fléché métré sur les routes de Touraine, épreuve complétée par la visite du toujours charmant château de Chenonceau,  la matinée se terminant par une inattendue dégustation « arrosée » de vins de Touraine à l’intérieur d’une cave Troglodyte.

 

La fin de la journée fut consacrée à une épreuve de kart….dans une descente sur herbe ou chacun a pu faire valoir ses talents de pilotes voire de casse-cou tandis que d’autres préféraient se risquer ou plutôt se sécuriser  à l’accro branche et aux tyroliennes locales !

 

La remise des prix fut le prétexte à un excellent diner organisé à une très bonne table locale et au cours duquel nous assistâmes à la victoire de notre directeur technique, très aidé il est vrai par sa copilote d’un jour, habituée des Lotus Elan mais surtout des épreuves de régularité les plus compliquées….Le tout bien sûr sous les habituelles contestations de notre James national qui a bien failli parvenir à obtenir le déclassement du représentant des « Lotus boy » sous de vils prétextes bien entendu !  



 

 Enfin et vous l’aurez compris, au-delà du classement final c’est surtout la convivialité, la « bonne bouffe », la gentillesse des organisateurs  et la beauté du parcours qui font tout le charme de cette épreuve et qui nous ont largement comblé !     

 

Mercredi 24 juin 2009
Lundi 22 juin 2009
A 110 en route

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Sortie de peinture du 850 Spécial
Rallye des Fermes - 4 et 5 octobre 2008
Run Blenheim Morvan - 11 er 12 octobre 2008

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