Les Vert Amandes s’étaient dits qu’ils ne roulaient plus suffisamment tous ensemble en dehors des convois pour rejoindre les messes dédiées. Un Spring Run fut donc planifié.
Après avoir envisagé moult destinations, nous nous arrêtâmes sur la Bourgogne, chère à l’un des nôtres avec une descente par la Brie et une remontée par la Loire et le Gâtinais. La date fit preuve rapidement d’un consensus, ce qui n’empêcha pas certains de s’échapper et d’autres de décliner. Si bien que ce fut à 4 autos seulement que nous étrennâmes finalement ce Spring Run en version Vert Amande. Cette première édition s’annonçait sous les meilleurs auspices. Le soleil avait été réservé, des étapes gourmandes planifiées, des routes sinueuses désertées
Tout commença par un matinal RDV avec Miss T rapidement suivi de la constitution d’une escouade avec les graciles renforts d’une Seven et d’une A110 juste avant d’attaquer les routes de la campagne Briardes, le tout sous un soleil largement compatible avec notre humeur du moment. Rien à signaler, si ce n’est du plaisir. Nous arrivons rapidement aux confins de la Brie, prêts à pénétrer en Bourgogne, nous stoppons dans un établissement au nom de circonstance pour un bain de soleil puis reprenons rapidement nos détours pour gagner notre étape gourmande de St Julien du Sault.
« Les bons enfants », bistrot d’un établissement gastronomique sis dans une bâtisse du XVème siècle, tint toutes ses promesses. Foie gras pour les uns, escargots Mamita ou St Jacques à la crème de chou fleur pour les autres, suivront tête de cochon, Bar de Bordeaux…. fin, frais, copieux et arrosé de Chablis, l’ensemble pour le prix d’une salade parisienne accompagnée d’un Diet Coke .
L’envie de nous allonger dans l’herbe est grande à ce moment, mais il faut repartir, direction Chablis justement et une cave du XIIIème siècle. Nous ne saurrions arriver en retard à une dégustation, juste le temps pour Julie de renouer avec les délices de la Seven.
Nous voilà à Chablis, nous trouvons facilement la cave Laroche, comme aimantés. La visite de la cave fut instructive, la dégustation sera exquise. Lestés de bouteilles, en route maintenant pour notre étape nocturne, non sans avoir acheter au passage un bœuf entier, joie et contraintes d’être parisiens. Les routes se font de plus en plus sinueuses et vallonnées, le rythme s'accelère, du plaisir à l’état pur. Nous arrivons à destination au terme de 300km au timing parfait, certain s’en vont dans la demeure locale, d’autres prennent possession d’un hôtel pour le moins rustique.
La soirée fut à l’avenant de la journée, festive et animée, d’abord sur une terrasse dominant une campagne vallonnée, puis autour d’un bon feu. Les 15kg de bœuf et les quelques litres de chablis cueillis en route disparurent rapidement.
Allez, tous au lit.
Jusqu’à là tout allait bien…
Dimanche matin, il pleut sur la Bourgogne. Il pleut tant que nous interrogeons sur le suivi de notre programme qui devait nous emmener pic-niquer sur les bords de la Loire et remonter sur Paris par les petites routes du Gâtinais et de l’Essonne. Mais l’Elan ne veut pas démarrer. Un rapide check pointe le circuit d’allumage comme défaillant. Allons petit déjeuner avec le reste de la troupe, nous verrons après. Après café et croissants, nos deux grands spécialistes aux douzaines de restauration sont convoqués sur le champ au chevet du TwinCam, si j’ai une chance de repartir par la route je ne pourrais la devoir qu’à nos deux experts. Ils confirment le suspect, l’allumage. Commence alors ces longues minutes de diagnostic, d’essais infructueux, ces minutes garantes de la suite du programme. Plus on avance, plus l’allumeur lui-même devient le suspect idéal, on re-check tout, on essai une autre bobine en provenance directe de l’A110, on essai encore, rien à faire, le décès de l’allumeur électronique TTR est prononcé peu après 11h00 sur la place du village.
L’Elan trouve refuge dans une grange, nous reviendrons la semaine prochaine avec un allumeur vaillant. Aidés par la pluie qui ne daigne pas s’arrêter, notre décision de rentrer rapidement à Paris est facile à prendre. Nous chargeons Miss T des bagages et des caisses de vin, 3 personnes arrivent encore à y prendre place, quant à moi je me sens obligé d’être le passager volontaire de la Seven sous averses.
Bonnets vissés sur la tête, tout est ok pour s’attaquer aux 2h de remontée sur Paris. On ne voit rien ou presque, on file tout de même avec suffisamment de rythme pour ne pas être trempés… Miss T et Orange Mécanique suivent, trouvant l’allure idéale, plus aurait été trop diront certains. A l’approche de Paris, il est l’heure de se séparer, je fus remplacé alors avantageusement dans mon rôle de VDA par Julien pour remplir celui tout aussi prestigieux de VDA à 4 dans la Porsche ….démontrant s’il en était encore besoin qu’une 911 est un vrai déplaçoire familial.
Ce premier spring run se conclut en ce dimanche d’automne pluvieux un peu moins joyeusement qu’il n’avait débuté, mais avec la certitude qu’il faut au moins en faire un par saison…mais avec tous ceux qui avaient préférés aller ou rester en Allemagne.














