Vendredi 21 mars 2008

dreux99.gif
Dreux, ces 5 lettres résonnent de façon particulière dans l'esprit de tous ceux qui se sont interessés de près à l'oeuvre de Sir Alec. Elles évoquent le temps des copains, des premières passions automobiles, les premiers tours de roue sur circuit.

Cette charmante bourgade fut en effet l'épicentre française de la mini durant les années 90. Le premier week end de septembre voyait cette tranquille citée envahie par des centaines de mini. Direction le circuit du Bois Guyon et son court ruban d'asphalte.

 

Arrivés à destination, un festival de mini, quelques historiques, quelques originales, beaucoup de racing et pseudo racing. Dreux a tout a vu de l’histoire récente de la mini française, la résurrection des Cooper à l’aube des années 90, la sévère course à l’armement vers toujours plus de chevaux qui motiva les années suivantes… Dreux vécut même sur sa fin et l’apparition de la tendance maxi-tuning.

 

Dreux c’était le RDV qu’il ne fallait pas manquer, le moment incontournable pour éprouver ses nouvelles modifications. Il fallait être au point, l’honneur était en jeu. Je me souviens d’une année où nous avions surpris l’un des nôtres entrain de rôder son nouveau moteur le long de la N12. Détail croustillant nous l’avions repéré blotti derrière un bosquet d’une aire afin d’échapper aux représentants des forces de l’ordre alertés par tant de vacarme, j’avais oublié de préciser que le dit pilote circulait en échappement libre. A Dreux version Old School, point question d’y aller sur plateau, de toutes les façons nous n’en avions pas, les bolides gagnaient l’arène par la route et gare à la casse pour rentrer.

Ces questions bassement materielles n'ont jamais empêché l'un d'entre nous de toujours se donner à fond, de tutoyer les limites de sa monture (en 1999 au 1er plan sur la photo). Cette folle philosophie l'a souvent amené en tête des plateaux, mais rarement à l'arrivée. Les graviers ne le remercient d'ailleurs pas d'avoir si souvent troublé leur quiétude, ce en dépit du montage d'un ingénieux systême d'écopes de frein. Il exprime également cette générosité dans le pilotage d'autres montures, mais cela est une autre histoire que nous évoquerons bientôt.

Mardi 18 mars 2008

 

undefined En me plongeant dans mes archives, je suis tombé sur cette photo illustrant à merveille ce qui se passait le samedi au n° 281 du quai de Stalingrad à Issy les Moulineaux, dans cette antre si discrète de la mini et de la Lotus. Des autos garées en pagaille sur l'étroit trottoir et des discussions passionnées.
 
Le samedi on passait voir Claude souvent sous un vil prétexte technique, pour solliciter l’avis du sorcier, lui montrer telle interrogation, mais au fond on venait surtout pour profiter de l’ambiance si particulière du samedi. On avait l’impression de passer chez un ami. Claude prenait son temps, se dédiant à des projets plus pointus et plus intéressants qu’un simple entretien courant. La matinée se prolongeait souvent jusqu’à l’apéritif, parfois on restait pour déjeuner d’un couscous au bar du coin. Claude n’était jamais avare de son temps pour nous venir en aide, un simple coup d'oeil pouvait se transformer en intervention plus ou moins lourde. Je me souviens d’un samedi où étant passé pour un bruit suspect à identifier au niveau du pont, nous avions passé la matinée et une partie de l’après midi à changer une des vis qui lie la carrosserie au châssis, pour cela nous avions du démonter le réservoir, merci à la légendaire praticité des Lotus.
 
Le samedi, on en profitait également pour voir ceux qui avaient été signalés absents au sacrosaint RDV du vendredi soir. On dissertait sur la chose automobile, sur tel nouveau projet, telle amélioration ou telle annonce. On était là sur le pas de la porte, discutant de la vie, soudain l’un arrivait avec sa monture, provoquant un attroupement autour de l’auto qui devenait le nouveau centre d’intérêt. Après une nouvelle acquisition, la présentation du samedi matin était un incontournable que nul n’aurait osé manquer.
 
C’était donc le bon vieux temps, le temps rassurant où on savait que quoiqu’il arrive, Claude trouverait la bonne solution, que de ses mains expertes sortirait une auto encore plus performante, le bon vieux temps de la confiance aveugle quant aux interventions à effectuer et à leur durée. L’Atelier c’était aussi l’assurance de toujours trouver un endroit pour disserter auto, la certitude d’apprendre et de tirer une certaine expérience des heures passées à mecaniquer sous l’œil du sorcier.

Et bien, ce bon vieux temps me manque.
Dimanche 16 mars 2008

Les trois mk1 qui illuminent le Team

undefined Une fameuse Morris Cooper 1000 qui ne necessite aucun commentaire tant il apparaitrait supeflu.. 

undefined  Une splendide Austin 1071"S" dans la fraicheur d'une matinée de Rallye


undefined Le légendaire baby 850 dans l'attente d'entrer en carrosserie après un retour à la vie longtemps attendu

Dimanche 16 mars 2008

undefined Un break gréé d'un Weber qui a fait Le Mans en 1966 


undefined

Un van utile en soutien logisitique
Dimanche 16 mars 2008

Le Team trouve ses origines dans une precoce passion pour l'oeuvre de Sir Alec, pour celebrer cela voici  illustrées celles qui font partie de notre cheptel.

Tout d'abord, voici les versions préparées pour la piste
 

undefined La terrifiante BO qui est recemment retournée sur nos routes, attention au "Rally Inox"

undefined La très Speciale 1150 prête à tout dévorer...


undefined Pour conclure, un projet d'Innocenti full race en cours depuis quelques temps...

Vendredi 14 mars 2008
MGBGT.jpg

Sa première particularité est d'avoir appartenu au même propriétaire durant 35 ans...C'était sa première voiture « de jeune homme », qu'il a entretenu avec grand soin. Pour l’anecdote il a effectué à son volant le rallye du centenaire organisé pour l’inauguration de l’Eurotunnel…Logique car il en était le responsable côté France !
 
L'auto est très saine et n'a jamais été restaurée, juste été repeinte une fois en Dark BRG, référence MG. Elle totalise aujourd'hui 125 000 kilomètres avec le moteur d'origine. Etant d'origine française, elle a le tableau de bord européen et dispose de l'overdrive, extrêmement pratique pour avaler de longues distances à un rythme relativement soutenu pour une auto de cette époque.
On reconnait l'année 69 à quelques détails : c'est la dernière année qui dispose des sièges cuir, ils ont un dessin unique et le passe poil n'est plus bicolore mais noir. C'est aussi l'apparition des feux de recul. En revanche elles n’ont pas encore les ventilations sur le tableau de bord (ouf !). C'est à partir de cette année qu'elles sont montées en négatif à la masse, ça simplifie la vie. L'intérieur n'a jamais été touché (volant, ceintures, pommeau d'origine, etc..), il est stock, pas d'autoradio monté ou autre haut parleur dans les portes, j'en passe et des meilleurs...
Bref excellente routière pour partir à l'autre bout de la France au pied levé sans se poser de questions...Et sans se fâcher avec sa compagne du moment qui généralement apprécie l’engin mais n’aime guère le coup de la « vraie » panne !   
undefined  
undefined
 
Mercredi 12 mars 2008

photosfestivitsstcloud1jj8.jpg

 

J’ai trouvé cette auto par le plus grand des hasards grâce à une amie. En effet la voisine de ses parents  envisageait à regret de se séparer de cette auto qui n’était pas en vente à l’époque…
L’auto avait été retrouvée dans la région orléanaise et en piteux état avant que son nouveau propriétaire entame une longue et très qualitative restauration. Originellement elle était de couleur rouge mais aujourd’hui elle est BRG, ce qui lui sied nettement mieux à mon sens.  

 

Cette auto a été restaurée de façon très proche de l'origine, quelques améliorations ont été apportées en vue de fiabiliser l'ensemble.

Elle dispose toujours de son 948 cc avec les fameux SU H1 ainsi que sa boite d'origine à carter plat. Elle dispose de freins à disques avec un maitre cylindre modifié en conséquence. L'intérieur est conforme à l'origine (volant, sellerie, interrupteurs, compteurs refaits...). Tenue de route d'époque assurée via de bon vieux Kleber V10 mais qui ne devraient pas tarder à être remplacés pour un peu plus de sécurité.

Afin d'améliorer le respiration et par la même occasion le bruit un collecteur 3 en 1 a été monté avec toute une ligne maniflow, résultat très sympa ! C'est une auto très amusante à conduire et avec une excellente tenue de route pour l'époque, excellente voiture de sport telles qu'elles étaient définies à l'époque avec des sensations de vitesse ultimes même si dans l'absolu on ne va pas très vite ...Enfin j'ai déjà semé des autos bien plus puissantes sur des routes très sinueuses.

Prochaine modification à venir : la pause d’un double carburateur SU HS2 issu d’une Cooper 997 et avec les trompettes qui vont bien….
frog3.jpg

frog-autosiaste.jpg

Samedi 8 mars 2008

somme1.jpg

Peu avant le départ d'une speciale le long des dunes en baie de Somme...

Mercredi 5 mars 2008
minihealey.jpg

Cette édition  m’est apparue plus difficile que les précédentes et ce d'autant plus que le temps n'y a pas mis du sien !!! Ainsi durant la seule journée de vendredi, 6 équipages sur les 50 engagés sont allés faire un petit tour dans les champs, en raison de routes détrempées et de graviers très présents !
 
Lors de ce rallye, les « M » bross ont fait preuve d'une régularité de métronome en terminant à la 32ème  place, place occupée pendant tout le rallye. Notons que nous avons frôlé l'incident avec Julien qui a bien failli étrangler le grand James, ce dernier nous ayant lâchement semé pour tenter de grappiller quelques places qu'il a enfin de compte perdues !!! La morale est sauve.
 
Mention spéciale est décernée à Martine et Alain qui après avoir bravé le froid et la pluie ont du faire face à des problèmes mécaniques, ils terminent malgré tout à la 24ème place dans leur splendide Type E rouge.
  jagu2.jpg
Merci à mon fidèle copilote qui nous a mené à la 18ème place en dépit d’un gros coup de fatigue à la fin de la dernière étape du samedi. Toutefois nous avons progressé de la 29ème à la 18ème place que nous sommes parvenu à conserver le dimanche matin.
 
Et enfin tous nos applaudissements à nos meilleurs représentants, le grand James et sa copilote. Je peux vous dire que malgré le froid ils n'ont pas ménagé leurs efforts, disputant même âprement une arrête de poisson infaisable quitte à y passer toute la nuit, ils ont eu chaud ! Une fois de plus le coup de volant du grand James et la concentration de Françoise ont payé puisqu'ils après avoir un temps occupé la 11ème place ils terminent à une très belle 13ème place . Bien sûr je ne reviens pas sur l'ensemble des théories du grand James durant tout ce week-end, toutes toujours aussi savoureuses les unes que les autres !!!
 
 
Lundi 3 mars 2008
minicoop.png Vous ne rêvez pas, on frôle l’hérésie !
Je ne peux cependant pas resister à vous faire
partager l’essai d’une Cooper version Cab’. 
Je dois avouer que la Cooper m’a fait rêver peu avant sa sortie commerciale et puis cette voiture a épousé une philosophie
trop connotée, notamment dans nos contrées citadines. Elle est devenue la voiture des jeunes citadines et de tous celles et ceux qui veulent rester jeunes ou du moins en afficher les attributs. 
Après un premier essai il y a quelques années d’une Cooper, j’en étais arrivé à la conclusion que si elle était agréable à mener, elle n’était pas vraiment sportive et ne distillait pas ce plaisir lié de manière indéfectible à l’œuvre de Sir Alec.
 
Revenons donc à ce cabriolet, il est assez séduisant même si de prime abord je trouve très laid ses arceaux surtout rehaussés de chrome. En revanche pour les nostalgiques, la capote repliée trône sur la malle arrière comme aux temps bénis du début de l’automobile.
 
Elle est encore plus connotée dans cette version full option à la couleur voyante. D’une légère pression on libère l’habitacle de son épais couvercle…En route ! Pour tout dire ce n’est pas très sportif, sain mais un poil pataud. L'échappement discret n'aide pas au ressenti. La conduite est agréable, là est d'ailleurs le mot qui lui colle le mieux, agréable, agréable mais loin de toute transcendance. En revanche il est vain d’espérer passer inaperçu, surtout décapoté en décembre en Bretagne. Certains sourient, franchement ou de manière narquoise d’autres jettent des regards réprobateurs devant cet étalage de joie de vivre. En tous les cas chacun semble avoir une opinion et c’est bien là une de ses qualités, elle ne laisse pas indifférent !    
La Mini en version cab' est en conclusion une auto agréable, certes un peu connotée mais qui remplira avec joie une mission de Daily Driver .
 
 
Samedi 23 février 2008
stcloudfrogdpartjl0-copie-1.jpg
Cela pourrait être au départ d’une démonstration en côte si chères au cœur de nos amis anglais, ce n’était que le départ de la courte côte du Parc de St Cloud, lors de la 1ère tentative de Festival Automobile Historique.
 
La Frog était d'ailleurs l'une des seules à pouvoir à vraiment pouvoir passer en travers dans le dernier virage sans risquer de taper dans les bottes de paille.
Jeudi 21 février 2008
 
Elanrdf2.jpg Depuis mes plus jeunes années je rêve devant le mythe Lotus, le génie de Colin Chapman, les exploits de Jim Clark… J’ai toujours eu ce rêve de posséder une belle parée de ces 5 lettres magiques. Cette passion n’a fait qu’augmenter avec les années, nourrie au contact de Claude. Je me mis à espérer insérer ma carcasse dans une frêle Seven. Les aléas de la vie m’ont fait retarder cette échéance, m’attardant sur d’autres projets coûteux en énergie mais peu avare en satisfaction, dois je reconnaître. Puis un jour j’ai su deviner une très belle opportunité et réussir un beau pari.
 
Puis un jour, j’apprends que le père d’une amie possède de « vieilles bagnoles », dont une qui ressemblerait à « ça ». La dite amie pointant alors du doigt une Elan sur les feuilles en papier glacé d’un magazine. Mon imagination se lança, je m’imaginais déjà parcourir les petites routes de notre hexagone aux côtés de mon Emma Peal.
Contact fut pris, il s’agissait bien d’une Elan, une S1 même. Elle se trouvait dans un état assez éloigné des standards d’un concours et était de surcroît parée d’une peinture qu’un crocodilidé n’aurait pas reniée. Sous ces écailles fatiguées je perçu un projet intéressant, une des premières Elan importée en France par Royale Automobiles. Je me lançais, la transaction fut rapidement menée et me voilà donc un samedi matin, ému comme un premier communiant.
 
Je savais très bien que je devais m’atteler au plus vite à une restauration totale mais je ne pus résister à son appel, la sortant dès que possible tel un alligator sortant d’un bayou. Cependant un jour cette nécessaire restauration se rappela brutalement à moi. Déambulant fièrement sur les pavés des allées du Parc de St Cloud, la légère fente repérée sur le châssis s’agrandit dans un inquiétant craquement, une pure et simple rupture du châssis menaçait.
 
undefined Sonnait alors l’heure d’entreprendre cette nécessaire restauration. 
 
Bien que fastidieux, les travaux s’enchainèrent rapidement, démontage des ouvrants et des périphériques, mise à nue du châssis, réparation et renforcement, réfection de l’intérieur, achat d’un jeu de jantes tôles qui furent discrètement élargies. Le Twin Cam ne fut pas ouvert, il fonctionnait à merveille. J’appris qu’il avait été préparé à l’époque par Claude. Plus tard je découvris d’ailleurs sur le vilebrequin son nom encore marqué au feutre blanc. 
Le plus gros du travail fut cette satanée coque, de longues heures furent passées à refaire les éléments endommagés et surtout à poncer cette carrosserie en fibre de verre, d’autant que son travail nécessite une t° adéquate. Le résultat fut à la hauteur de mon engagement…
 
La première sortie fut pour le dernier Age d’Or au milieu de l’anneau en 2004, puis le Rallye des Fermes.
à suivre...
 
 
 
 
Par Yaz

Next


Sortie de peinture du 850 Spécial
Rallye des Fermes - 4 et 5 octobre 2008
Run Blenheim Morvan - 11 er 12 octobre 2008

Images Aléatoires

  • GPAO4.JPG
  • dreux99.gif
  • mini4.jpg
  • troupe.jpg

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés