Mardi 17 juin 2008

Avant-hier soir, j’ai quitté la gare Montparnasse à bord d’une hybride. Démarche bien involontaire puisque j’ai simplement sauté dans le premier taxi croisé.

Je serais un menteur averé en n'avouant pas que j’ai apprécié. Oui moi, le chantre du carburateur et de ses doux bruits de succion, l’amateur des symphonies d’échappement, j’ai apprécié le silence absolu de l’hybride, cette serenité aussi japonisante que l'orignine de l'auto. Je l’ai d’autant plus savouré que pour une fois le chauffeur s’est abstenu de toute parole, radio éteinte. La douceur de conduite est au départ très déroutante, on n'e se sent pas dans une vraie voiture, puis dès qu'on accepte la démarche on a l’impression de glisser sur la chaussée.

Cette expérience est marquante, pas toutefois au point de m’y convertir mais suffisamment pour changer mon regard sur les conducteurs de Prius que j’avais initialement classés dans un sous groupe écolo-bobo-alibi bonne conscience.

 

Et la prochaine fois, si j’ai le choix je reprendrai un taxi hybride.

Jeudi 12 juin 2008

Cela faisait quelques mois que je ruminais, que je m’impatientais…Et enfin la sacro sainte date est arrivée, à savoir celle du dimanche 8 juin, celle ou enfin j’allais pouvoir me rendre au Mini Cooper Register day à Beaulieu en vue de dénicher les quelques pièces manquantes pour finaliser la remise en route de l’Austin Seven.

 

J’avais entendu pas mal de chose sur ce meeting, et je dois dire qu’au-delà de très belles pièces d’anciennes ce fut surtout cette atmosphère dont seuls les anglais ont le secret qui fit la saveur de ce week-end champêtre.

 

Ainsi les Brother, Patrice et moi-même prîmes le départ du Havre le samedi à 16H00, direction Portsmouth. Comme nous pouvions nous y attendre nous n’étions naturellement pas les seuls français et ainsi surgirent sur le pont de vieilles connaissances que nous pouvions nous attendre à croiser. Leur mission était probablement identique à la nôtre, bien que plus « professionnalisée » comparé aux gentils « amateurs passionnés » que nous sommes. Un peu de pression sur les épaules en somme… 

 

La traversée est quelque peu longue mais pour avoir plusieurs fois effectué le trajet vers l’autojumble de Beaulieu j’en ai l’habitude. A 21H30 nous sommes bien contents de poser pied sur cette terre de passionné et décidons de prendre la route vers Southampton, afin d’y passer la soirée.

Arrivée sur place l’ambiance de fête est extraordinaire, le climat est excellent, pour un peu cette halte aurais pu se prolonger toute la nuit…Cependant et malgré la tentation il ne faut guère dévier de notre objectif initial, ainsi nous reprenons la route vers Beaulieu. Je dois dire que l’arrivée de nuit fut merveilleuse : traversée de la portion limitée à 40 miles au milieu des landes, le tout entourés des nombreux chevaux lâchés en toute liberté. Il ne faut pas oublier que Beaulieu est un concept ou l’homme cohabite avec les animaux et ce sans aucun enclos... 

Nous pénétrons dans le petit village et effectuons la halte habituelle devant la mythique concession ou trône une très belle Proteus Type C, 3 Lotus Elan, une Tr3, une Mga, une Jaguar XK 140, toutes rutilantes bien sûr.

 

Nous dirigeons ensuite vers le parc exposant pour planter nos tentes…Seul problème : tout semble fermé ! Nous nous rabattons vers les vastes étendues de prairie qui servent habituellement de parking et là, surprise, nous sommes seuls au monde, au milieu de dizaines de lièvres et de biches qui réveillées par les feux gambadent autour de la voiture ! Cette virée prend des allures de camping sauvage et nous commençons à nous demander si nous ne sommes pas trompés de jour…

 

8H00 du matin : réveil matinal et direction l’entrée de la manifestation…Et là bien joué, nous sommes quasiment les premiers sur les lieux et arrivons pour le déballage des pièces ! Il semblerait que le reste des frenchy soient restés scotchés à l’hôtel…




C’est ainsi que nous saisissons cette chance et investissons de suite dans les pièces les plus rares que nous puissions trouver : compteur original Cooper S, poignée de porte MKI courtes, cornets d’époques, baquet Microcell, différentiels Cooper S, compte tour….  Il se confirme qu’il y de très belles pièces et ce n’est pas tant la quantité que la qualité qui surprend, ainsi que des prix relativement accessibles compte tenu de la rareté des objets. Comme la chance est avec nous le soleil est radieux, les premières autos arrivent et la manifestation se met en place petit à petit.  




Les autos du concours sont absolument superbes et de nombreux modèles sont représentés : Cooper 997, 970S, 1071s et 1275S, Cooper S MKII police, Cooper S MKI Radford à hayon, Austin Seven, Clubman Wood and Picket, vraie Cooper car co à injection et Cooper S Britax, sans compter les anciennes voitures de rallye, traveller, Pick up, Sprint stewart and arden….















L’ambiance est bonne enfant et les anglais toujours aussi prévenants : ainsi sommes nous remerciés pour avoir fait la route jusqu’ici, nous sommes considérés comme des hôtes ! Le tout dans une atmosphère paisible et reposante, au milieu d’une infinie verdure assortis d’une multitude de petits manoirs et autres cottage dispersés dans la nature.



 

Un petit tour par le musée ne fait de mal, toujours aussi impressionnant tant par le rareté des pièces que par la diversité des autos et des motos.

 

Nous assistons à le remise des prix du concours d’élégance, le best of show étant décerné à une superbe Cooper S MKI Smoke Grey / old white équipée de superbes jantes Car co.

 



16H30 : fin de la manifestation. Il est temps de repartir vers Porsmouth, sans oublier la traditionnelle halte au salon de Thé de Beaulieu, so british !

 

L’horaire du bateau se situant à 23H00, nous prenons le temps de visiter l’ancien port de Posrmouth et naturellement de nous offrir un apéritif bien mérité, suivi d’un excellent diner au bord du front de mer. 

 

Lundi 8H00 : arrivée au havre et retour sur la tristesse de nos routes peuplées de monospace et autres engins « plastifiés »…Cependant les sourires sont de mises car ce Cooper Register day est une vraie référence pour tous passionnés de Mini ancienne…Les avis sont alors unanimes : l’année prochaine, on y retourne !!! 

Par Ju
Jeudi 12 juin 2008

Une bande de "vert amande"  a traversé la Manche le week end dernier afin d'aller chiner des pièces rares, of course, au Cooper Register Day organisé à Beaulieu.

En attendant un compte rendu complet, voici la photo d'une séduisante Car Co :


Samedi 7 juin 2008

Certains s'interrogent sur la "Papillon" qui prend son envol en home de Mémoire des Stands...la réponse

Jeudi 29 mai 2008


Nous assistons à une petite partie de la remise des prix au grand théâtre de Brescia ; les italiens ont le sens de la mise en scène et l’ambiance est bonne enfant. La speakerine est comme à l’habitude charmante, j’avoue cependant que mes lacunes en italien m’empêchent quelque peu de suivre les subtilités du classement par catégories…

Malheureusement il est déjà temps pour nous de reprendre la route, de quitter ce rêve que nous avons vécu tout éveillé durant ces deux jours et demi. Comme un dernier clin d’œil sur le chemin du retour et comme la symbolique d’un spectacle que l’on retrouve régulièrement après chaque épreuve en Europe se dresse alors devant nous un spectacle hallucinant : l’équipage Parsons / Northwood, dans leur Frazer Nash Le Mans réplica, tracent la route du retour à fond, cheveux aux vents vers leur Angleterre natale!!!
Mercredi 28 mai 2008

6h30 : départ matinal de Rome

 

Nous nous intercalons subrepticement derrière les deux Abarth Zagato qui semblent vouloir faire cause commune et commencent à créer la fameuse troisième voie au milieu du trafic très dense, ça repart de plus belle, les petits moteurs rageurs donnent de la voix et montent ardemment dans le haut des tours ! 

Le rythme est toujours très rapide et nous nous retrouvons au sein d’une échappée composée de barquette DB3, Arnolt Bristol, DB 3S, Frazer Nash et autres SLR…Le rythme est désormais ultra rapide, une Maserati 250 S nous laisse littéralement sur place tandis que nous nous accrochons avec grand peine à une 550 spyder qui nous distance avec une rage mêlée d’une merveilleuse gracilité …Heureusement nous arrivons derrière une Bandini 750 S de 1953 pilotée par un équipage féminin russe et qui semble plafonner à 160 kilomètres heures en ligne droite..Le tout encore plus au raz du sol que la plus basse des Eleven, sensations garanties ! 





Quelques centaines de kilomètres plus tard nous pénétrons dans Ronciglione, somptueux petit village parsemé de petites ruelles empruntées par l’ensemble des concurrents. Il fait chaud les moteurs chauffent, calent, le public poussent les bolides afin de permettre aux pilotes de repartir à la poussette !  

Après toutes ces émotions nous nous accordons le temps d’un rapide déjeuner ; une TR2 semble en panne…L’assistance de l’équipage fait des merveilles et ils repartiront au bout de 45 minutes, la réputation des anglaises est sauve ! 

Après cette courte halte il est temps de ravitailler en essence et de reprendre la route vers le saint des saints, à savoir la mythique usine du grand Enzo située au cœur de Maranello ! Vision inattendue et étrange que les Bugatti 35, SS100 et autres Mercedes SSK traversant le portail d’entrée de l’usine pour être accueilli par Jean Todt en personne.  L’usine est absolument gigantesque, nous pénétrons dans la « Via Enzo Ferrari »  une certaine émotion nous gagne à la lecture ce panonceau dédié au Commandatore, c’est un peu comme si nous  sentions sa présence…Les concurrents passent le checkpoint et suivent le rythme de Jurgen Mass qui nous gratifie d’une accélération phénoménale au sortir de l’usine…

 







Nous prenons tout de même le temps de passer à la boutique officielle « Formula one » afin da glaner quelques souvenirs, quittons la ville et passons devant le gigantesque « Cavallino » qui se dresse au centre du rond point au sortir de ce lieu magique. Il est désormais temps d’attaquer la dernière étape sous une pluie battante, ce qui ne calme pas le rythme endiablé de certains concurrents : une Talbot Lagot T26 grand S 1949 enquille la route en contre sens et nous double dans un vrombissement hallucinant !!!

 

 

 

22H30 : arrivée de la première voiture à Brescia et fin de la course !

 

La liesse est de mise à la Viale Venzia pour accueillir des concurrents à bout de force…Ils auront bouclés à un rythme infernal les 1000 milles en une soirée et deux jours seulement, le tout essentiellement sur petites routes !

Nombreuses sont les autos à être remplies de canette de Red bull, généreusement distribuées tout au long de l’épreuve ….Maculée de poussières, de boue, voire quelques peu embouties comme la barquette DB 3 de l’équipage   285, ils l’ont fait !

Il est désormais temps de rallier le parc fermé de Fiera où la fête bat son plein, les concurrents alignant scrupuleusement leurs montures en vue de l’exposition au public prévue le dimanche.


Mardi 27 mai 2008

Départ des premières voitures à 8H00 en direction de la Republica de San Marino, la plus petite république d’Italie !

Le rythme est toujours très rapide et s’accélère encore lorsqu’il s’agit d’attaquer les 12 kilomètres de dénivelés conduisant les concurrents au cœur de San Marino.  

Arrivés au sommet l’embrayage de la grande Punto sent bien le chaud…La meute d’avant guerre arrive à toute allure tandis que le rythme commence à s’atténuer à l’approche d’une spéciale de régularité. Nous en profitions pour nous positionner dans les virages stratégiques afin d’avoir les meilleurs prises de vue. Le rythme des anciennes sur de telles côtes est très impressionnant. Les habitants accueillent la course avec ferveur, San Marin est une petite merveille d’architecture sur laquelle le temps qui passe ne semble avoir aucune prise. C’est un décor unique et il est magnifique de voir les autos se frayer un passage dans les petites ruelles au milieu d’une foule en liesse.  Les autos recrachent de l’eau, de l’huile, perdent un peu d’essence par le réservoir dans les gros virages, mais elles arriveront toutes à conquérir la ville pour reprendre la direction d’Urbino et de Terni.


 

 A la sortie de San marin les routes se font de plus en plus sinueuses, nous prenons en chasse quelques concurrents tandis qu’une barquette Ferrari nous double à plus de 150 kilomètre heure en descente et quasiment sans visibilité, comme une moto ! Les concurrents sortent la grosse attaque et il faut avoir le cœur bien accroché pour espérer les suivre avec notre « monospace » au centre de gravité bien trop haut et aux reprises plus que molles…Sur les bas de côtés les premières pannes apparaissent, un équipage en « Rallye » sport semble dépité par une perte de puissance dont ils ne trouvent pas la cause, tandis qu’un pilote en 550 RSK s’arrête net, pompe à essence facet out ; qu’à cela ne tienne, son assistance arrive et il repartira avec une pompe neuve un ¼ d’heure plus tard !  Le tracé réserve un paysage superbe composé de gorges et de monts, tandis que la police italienne au volant d’une Subaru ouvre la route à très vive allure.

Nous arrivons à Sienna où des jeunes femmes de l’organisation salue les concurrents, posent avec Mikka Hakika Hakinen tout sourire avec son superbe coupé 300 SLR…

 

22H30 : arrivée de la première voiture à Rome !

 

Nous arrivons dans Rome et nous dirigeons vers le point d’arrivée, citée du Vatican.  C’est ici que nous attend un spectacle absolument   unique et inoubliable : le « village mille miglia » avec la fameuse rampe de présentation des autos se dresse devant Castel Sant’Angelo, monumental monument architectural de l’Eglise Vaticane mis en valeur par une multitude de lumières…De superbes décors pour de superbes autos, c’est en voyant cela qu’on comprend mieux  l’étonnante alchimie qui fait le succès de cette course qui fête son 80 ème anniversaire et qui en fêtera certainement beaucoup d’autres.



Le public est incroyablement nombreux à assister à l’arrivée et la ferveur populaire pour le sport automobile ne se dément pas. Ce n’est plus de la passion, c’est de la culture !   Nous sommes heureux d’avoir nos accréditations presse pour nous frayer un chemin et mitrailler les autos en toute tranquillité. Sur la rampe les concurrents assurent le spectacle : bouteille de champagne pour se désaltérer, baise main auprès de la speakerine…Les équipages semblent épuisés tandis que surgit l’improbable vison de l’Isetta chargée de Jerican et grimpant la rampe d’arrivée sous les  acclamations de la foule…Magique !  La nuit est chaude, les femmes sont belles et les 750 Monza, Type D, Type C, barquette Gordini, Allard J2X, Ferrari 212 inter et Aston DB 3 rugissent au milieu des spectateurs médusés….Toutefois il est tant pour nous de s’essayer à la restauration romaine et de gouter à un repos bien mérité dans notre hôtel plus que kitchissime ! 

Mardi 27 mai 2008

Retour dans le centre historique et là….moment magique !!!! Les nombreux concurrents patientent dans une longue ruelle pour se diriger vers la fameuse rampa mille miglia, à côté de laquelle une délicieuse speakerine présente à un public nombreux et survolté les voitures une à une ! L’équipe de mécanicien Mercedes pousse tranquillement la mythique SLR pilotée par l’ancien pilote de Formule 1 Jurgen Mass, tandis que la version coupé du 300 SLR dépêchée pour Mikka Hakinen patiente tranquillement derrière une série de voitures toutes plus rares et incroyables les une que les autres.


























Au milieu des nombreuses Bugatti 35  et 37, BMW 328 Roadster, Aston martin Le Mans, barquettes Ferrari250,750 et 860 Monza, speedster 550 et 356, Aston Martin Le Mans, DB, barquettes DB 3 et DB 3S, barquettes Maserati 150 et 250 S, Osca MT4, Cisitalia 202 SC, Alfa Roméo 8C1750 et 2300, Jaguar Type C et D, Frazer nash Targa Florio,Lancia Aurélia B20 coupé et speeder America trônent de nombreuses petites barquettes italiennes au bruit rageur telles que les Morettini 508 S, Marianni  1100 S, Giannini 750 sport, et autres Bandini 750S, minuscules mais incroyablement rageuses et vraisemblablement pressées d’en découdre. Tout cela commence à sentir le « chaud » comme dirait l’autre.

La grande place est noire de monde, l’Alfa Roméo disco Volante se présente sur la a rampe, prête à s’envoler telle une soucoupe volante…L’ambiance est à son comble !     


 

 

Nous nous rendons à Fiera, le parc fermé ou il nous faut récupérer nos accréditations presse, road book  ainsi que coller nos numéros de presse, et là on se dit que c’est bientôt parti…La tension monte encore d’un cran lorsqu’un un ami  photographe de Cathy nous demande si nous suivons la course de bout en bout et si c’est la première fois...Nous acquiesçons tandis qu’il nous lance un grand « good luck, its so insane !!!! ». C’est à ce moment là que nous commençons à comprendre que ce revival se court en mode « no limit », le tout encouragé par la police, ce qui se vérifiera tout au long du parcours !  Le petit moteur 1400 turbojet de la Punto n’allait désormais plus tarder à mieux respirer…

 

18H00 : direction le musée officiel mille miglia qui retrace l’historique de la mythique épreuve, nous en profitons pour faire quelques clichés et quelques emplettes afin de ramener quelques souvenirs estampillés 1000 1000. Pendant ce temps là les concurrents, qui s’apprêtent à prendre le départ, font le plein de vitamines…

 


 

19H30 : départe de la corsa piu bella del mundo !

 

C’est parti pour 300 kilomètres de départementales à la nuit tombante ! Nous nous insérons dans le rapide cortège et déjà les premiers concurrents, en Bugatti 37 et BMW 328 ont crées une troisième voie centrale inexistante et roulent à tombeau ouvert, le tout sous l’acclamation de milliers d’italiens qui sembleraient ne vouloir rater cela pour rein au monde !

A cette allure le premier checkpoint arrive très vite et trop vite pour nous tant est si bien que l’organisation oubli de barrer la route, nous nous retrouvons ainsi pris au piège en pleine nuit dans un contrôle ou toute assistance et autre voiture de presse sont interdites !!! Nous sommes bons pour un sacré savon de la part d’un contrôleur tandis que bien évidemment nous en profitions pour prendre quelques clichés au cœur de l’évènement !  

Alors qu’il reste 250 km à parcourir dans la nuit une forte averse s’abat sur les concurrents qui pour 80% conduisent des autos découvertes, qu’à cela ne tienne, ils poursuivent leur route à une cadence infernale sur les petites départementales italiennes…



 

00H00 : arrivées des premières autos à Ferrara

 

Les premières autos à arriver sont les avant-guerres qui ne se sont fait nullement rattrapées par les barquettes plus modernes, ça roule très fort. L’avenue principale fait office de check point tandis qu’un petit circuit est organisé en centre ville afin que le public, particulièrement enflammé, puisse apercevoir la totalité des 370 équipages…  Accélérations phénomènes des 250 et 750 Monza et autres 375 MM en plein centre ville, ambiance démentielle ! Pendant ce temps là des anglais dans une barquette bleue font le plein…de pack de bière !

Quant à nous direction l’hôtel pour un court mais réparateur sommeil à l’issue de cette première soirée de course déjà assez éprouvante pour les concurrents comme pour nous-mêmes, alors que nous sommes dans une auto moderne ! Imaginez les avant guerre…

 

Mardi 27 mai 2008

 Le jour du départ vers l’Italie est arrivé ; il fait chaud ce matin là, je tourne la clé de contact de la MGB GT pour rejoindre ma Co pilote Cathy et changer de monture…Afin de prendre le départ vers Brescia au volant de notre véhicule de presse, une « grande punto » flambant neuve ! Certes l’auto n’est pas très glamour mais pour couvrir les 950 km qui nous séparent de Brescia et suivre le course durant les deux jours et demie je me dis que ça devrait faire l’affaire…Je ne me doute pas encore à ce moment là de ce qui nous attend !     

La route est longue mais au fur et à mesure que nous approchons de la frontière italienne l’excitation nous gagne.Brescia n’est plus très loin et en ce jeudi 15 mai ce sera le départ de la plus grande course d’auto ancienne en Europe sur routes ouvertes, les mythiques « millé millé »!!!

Nous arrivons en début de soirée dans une atmosphère étrangement reposante, sans doute le calme avant la tempête du départ….Le décor est planté dans « el centro historico », désespérément vide encore, si ce n’est une barquette Ferrari méchamment affûtée négligemment garée dans une ruelle attenante et qui présage de quelque chose de mystérieux et d’étrange...Sans doute des concurrents prennent-ils des forces autour d’un bon gueuleton la veille du grand départ !  

Lundi 26 mai 2008


Jeudi 24 avril 2008

 



C'est ma première auto, celle avec laquelle j’ai donc le plus de souvenirs en déjà 15 ans passés à son volant ! Cette voiture a fait de la piste, a tourné sur l’anneau de Montlhéry, est allée à Silverstone pour les 40 ans de la Mini, a effectué de nombreux rallyes de régularité…



 



C'est une première main achetée neuve en 1979 par ma grand-mère dont j'ai hérité une fois mon permis en poche. A l'époque je rêvai de Cooper MKI mais l’étudiant aux moyens contenus  que j’étais se contenta donc de cette 1100 Speciale.  J'ai petit à petit modifié cette auto afin de me rapprocher de l'esprit des mini préparées à l'époque; une manière valorisante de dire qu’il s’agit en fait d’une grosse bitza. Une bitza certes mais qui pour moi à une valeur plutôt sentimentale (souvenir des mes premières sorties circuit au bois Guyon..) et qui est surtout extrêmement efficace et ludique !
J'y ai en effet installé un 1150 full race. Ce moteur, réalisé par un véritable sorcier, est accolé à une boite d'Inno Cooper, des étriers en alu 4 pistons avec des disques MG méto ventilés ont été montés pour pouvoir arrêter la cavalerie...Seule concession à la route : double carbu HS 2 avec aiguilles de Cooper S en lieu et place du Weber et passage à un pont + long. Le tout reste collé à la route via d'authentiques minilite 6x10 et grâce à des suspensions et trains qui vont bien...

Cette auto bénéficiera en 2009 d’une réfection carrosserie ainsi que d’un traitement plus proche dans l’esprit d’une Cooper S MKIII, même si elle restera la meilleure des bitza!

 

Mardi 22 avril 2008

Ces 5 lettres mythiques ont hanté bon nombre d’entre nous. Elles se confondent avec l’histoire de la course automobile tant la marque y a toujours joué un rôle majeur.

A l’évocation de Lotus, je pense immédiatement à la F1, à Jim Clark mais aussi à Ayrton Senna… à l’époque de mes premiers Grand Prix  suivis à la TV,  sa Lotus noire et or bataillait avec les Mc Laren  de Prost et Lauda et la Williams de Mansell…

 

L’histoire de la marque est intimement liée avec celle de son génial créateur Anthony Bruce Colin, dont les initiales fusionnent dans le fameux Logo qui orne nos capots. Des premières seven « Special » aux F1 en passant par l’Eleven et la 23, il a toujours cherché à innover pour gagner. Moteur porteur, forme en coin, ou encore effet de sol sont autant d’innovations qui firent la différence sur la concurrence.

 

C’est un peu en pensant à tout cela que je me portai acquéreur de mon Elan en ayant l’impression de devenir un dépositaire d’une partie de cette histoire. Aujourd’hui le Team compte 5 Lotus dans ses rangs, une baby, une +2, 2 Caterham et une Elise.

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Sortie de peinture du 850 Spécial
Rallye des Fermes - 4 et 5 octobre 2008
Run Blenheim Morvan - 11 er 12 octobre 2008

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